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https://www.youtube.com/watch?v=Lr8fLPfU9D8

Oloron, à vrai dire, et malgré les chansons, est une vraie pucelle. Il suffit de parcourir ses rues sinueuses, toutes en rebonds, en largesses façadières, pour n’abandonner son pas qu’au baiser qu’elle vous tend, du bout de ses lèvres fraîchement descendues par le gave d’Aspe jusqu’à l’ataraxie : Oloron est une pièce de théâtre. On s’y installe dans le velours velouté d’un fauteuil exotique, « le Louxor », dans l’harmonie d’une garbure ou d’une simple soupe qui sent l’aillet et le gingembre, parfois l’herbe qui pend et sèche aux fenêtres des baudelairiens, et puis soudain, le drame se met en scène : commerces à vendre, immeubles à l’abandon, rues désertes, est-ce la chaleur, non, c’est le désamour d’une petite ville de province, un lieu qui n’ombre pas  cette illusion d’optique que mirifient les grands décideurs du « Progrès« , ces marchands d’illusions, qui percent les montagnes de trous de souris pour manger leur gruyère suisse dans des ors raffinés, qui se moquent, comme moi, de qui lève le blé, de qui moissonne, meule et pétrit, pourvu que le pain soit bon, comme Oloron se mange dès qu’on y goûte, la pâmoison.

Une vraie pucelle, sans aucun doute, mais qui connaît et chante tous les registres, des corps de garde au jazz novateur en passant par le slam et le bel canto, qui porte dans son coeur autant de poètes, d’écrivains, d’ aventuriers que de photographes réputés, une pucelle qui sait se faire aimer et, un jour viendra, aimera celles et ceux qui viendront dans ses bras, inondant les rues de vie, commerçants, artistes, marchands des quatre vérités en toutes saisons, femmes vivaces aux portugaises désensablées par le courant du gave qui chante et parfois meugle au pied des immeubles erratiques et pas tocs, hiératiques avant tout, mais chacun accrochant sa jardinière au balcon, plantant ses oignons de Trébons dans son jardinet, caressant les chats, promenant les chiens, montrant aux incrédules un ours sachant lire et écrire ( PYC ?), bref, un renouveau formel loin de ce que transpirent de nos jours les rues Révol et Louis Barthou.

A cette pucelle-la, en vieux Pulcinello, je veux déclarer mon amour, dussé-je attendre d’avoir, à mon tour, plus de quatre vingts ans…

http://vimeo.com/12016346

 

-par AK Pô

16052014

Ptcq

par AK Pô

16 05 2014

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